Équipement, météo, eau et complications existantes
Garder capteurs et pompes fonctionnels pendant le sport, l'effet de la chaleur, du froid, de l'altitude et de l'eau, et les rares limites en cas de complications.
Cette page porte sur le côté pratique de l'activité physique : garder vos appareils en place et fiables, comprendre comment l'environnement influence votre glycémie, et savoir ce qui change — s'il y a quelque chose — quand vous vivez déjà avec des complications. En bref, pour les complications : très peu.
De l'équipement qui doit survivre à la séance
Où placer le capteur
À au moins un pouce (environ 2,5 cm) d'un site de perfusion. Loin des zones d'impact dans les sports de contact, et pas dans le bas du dos pour quiconque roule ou chute au sol — lutte, judo, gymnastique.
Le garder bien collé
La sueur, la chaleur et l'eau ont toutes raison de l'adhésif. Nettoyez et séchez complètement la peau, puis utilisez une lingette protectrice ou un timbre de recouvrement.
Fausses hypos causées par la pression
Des vêtements de compression serrés, ou le fait de dormir sur le capteur, peuvent produire des lectures tout simplement fausses. Des baisses étranges pendant la nuit après l'entraînement viennent souvent de là.
Retirer la pompe
La débrancher, ça se fait très bien pour la natation, les sports nautiques ou les sports de contact. Mais au-delà d'environ 90 minutes, il faut un plan pour remplacer l'insuline manquée, sinon vous risquez de revenir en hyperglycémie avec des cétones en hausse.
Chez les jeunes enfants, le risque nommé est tout simplement d'oublier de rebrancher la pompe après. Réglez une alarme sur votre téléphone.
Certaines compétitions interdisent le port d'appareils. Vérifiez les règlements à l'avance plutôt qu'à la ligne de départ.
Chaleur, froid, altitude et eau
Le froid ralentit l'insuline — et il brise les lecteurs. Un lecteur de glycémie gardé sous le point de congélation peut refuser de fonctionner ou donner une mauvaise lecture. Un capteur est un meilleur choix pour les sports d'hiver, ce qui compte dans un hiver québécois : pensez patin, ski et raquette.
L'altitude. Les lecteurs peuvent être imprécis en altitude, l'appétit diminue et la dépense d'énergie augmente. L'air raréfié nuit aussi au jugement : faites votre plan au sol.
La plongée sous-marine avec le diabète de type 1 exige un protocole spécialisé et ne s'improvise pas.
L'énoncé de consensus désigne quatre contextes comme dangereux après toute hypo récente : le ski alpin, l'escalade, la randonnée en solitaire et l'eau libre.
Si vous avez déjà des complications
D'abord, la position du consensus : les bienfaits de l'activité physique l'emportent sur les risques de la sédentarité, et les personnes qui vivent avec des complications tirent encore beaucoup d'une activité douce, à très faible risque. Il existe peu de vraies restrictions. Voici celles qui existent.
- Les yeux. En cas de rétinopathie avancée, la musculation très lourde, les efforts de poussée et les positions tête en bas doivent d'abord être approuvés par un ou une spécialiste des yeux.
- Les pieds et les nerfs. Des pieds engourdis ne signalent pas les ampoules. Portez des chaussures adéquates, et examinez vos pieds après chaque séance — pas seulement quand quelque chose fait mal.
- Les reins. L'exercice n'aggrave pas la maladie rénale, malgré une hausse temporaire des protéines dans l'urine après l'effort. L'activité pourrait même la ralentir.
Vous avez plus de 40 ans et prévoyez quelque chose de très intense ou de très long? Diabète Canada suggère d'abord un bilan de santé, y compris les yeux, les pieds et le cœur.
Ne pas surmédicaliser une marche
L'American Diabetes Association met en garde contre le dépistage excessif. Pour les personnes vivant avec le diabète de type 1, à tout âge, le seul effet indésirable fréquent lié à l'exercice est l'hypoglycémie. Un bilan a sa place avant un effort très exigeant; il ne devrait pas se dresser entre qui que ce soit et la décision d'aller marcher.