Après l'exercice : le risque de nuit et l'hyperglycémie qui tente
Pourquoi le risque d'hypo dure des heures après une séance, comment on le réduit la nuit, et pourquoi il ne faut pas courir après une hyperglycémie post-entraînement.
La séance se termine, mais son effet sur la glycémie, lui, continue. Cette page explique combien de temps le risque d'hypoglycémie dure après l'exercice, les ajustements les mieux appuyés pour la nuit qui suit, et le moment le plus dangereux de tout le portrait : l'hyperglycémie juste après un entraînement intense.
La séance est finie. Le risque, non.
- 7–11 h de risque accru d'hypoglycémie après seulement 45 minutes d'activité
- Jusqu'à 24 h de sensibilité accrue à l'insuline, parfois plus
Voilà pourquoi l'exercice fait après 16 h devient si souvent un problème à 2 h du matin. Les ajustements ci-dessous sont les points de départ publiés; les quantités exactes sont à établir avec votre équipe.
Réduire l'insuline basale de nuit d'environ 20 %
La mesure isolée la mieux appuyée : une réduction temporaire de 20 % de l'insuline basale pendant environ six heures, à partir du coucher.
Réduire d'environ la moitié la dose du repas suivant
En l'accompagnant d'une bonne recharge — environ 1 à 1,2 g de glucides par kg de poids corporel, plus 20 à 30 g de protéines.
Une collation au coucher, si vous êtes sous 10
Si votre glycémie est sous 10 mmol/L au coucher, prenez une collation de glucides lents, sans bolus. Ajoutez des protéines si vous êtes sous 7. Mais une collation seule ne couvre pas la nuit — il faut aussi l'ajustement de la basale.
Si vous dormez seul ou seule, ou si vous avez déjà eu des nuits difficiles, réglez les alarmes de votre capteur, ou ajoutez une personne abonnée qui peut voir vos données à distance.
Le moment le plus dangereux : l'hyperglycémie après une séance intense
Voici comment ça se passe d'habitude. Vous terminez un entraînement exigeant, le chiffre est haut, et ça semble anormal. Alors vous corrigez. C'est encore haut, alors vous corrigez de nouveau. Pendant ce temps, vos muscles s'apprêtent à puiser du glucose dans le sang pour les prochaines heures, et l'insuline s'accumule.
Rappelez-vous le début de cette section : les efforts intenses et courts font monter la glycémie, par l'adrénaline et les hormones de stress. Cette hausse est attendue. Ce qui suit — des heures de sensibilité accrue à l'insuline — est ce qui rend risquée une série de corrections.
Ce message s'adresse autant aux entraîneurs et aux parents qu'à la personne vivant avec le diabète de type 1. L'envie de « régler » un chiffre après un match vient souvent de l'entourage.