En cas d'urgenceUne personne vivant avec le type 1 qui est confuse, très somnolente, incapable d'avaler ou inconsciente : composez le 911.HypoglycémieAcidocétoseJours de maladie

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Les trois leviers quotidiens : alimentation, moment de l'insuline et activité physique

Les aliments font monter la glycémie, l'insuline la fait baisser, et l'activité physique peut la pousser dans un sens ou dans l'autre. Un survol.

Trois choses font bouger la glycémie tous les jours, et ce sont les leviers qu'une personne vivant avec le diabète de type 1 actionne plusieurs fois par jour. Cette page présente un court survol de chacun (l'alimentation, le moment de l'insuline et l'activité physique) et renvoie aux sections détaillées.

  • Les aliments font monter le glucose. Les glucides font presque tout le travail, et vite. Les gras et les protéines arrivent tard, et discrètement.
  • L'insuline fait baisser le glucose. La quantité compte, et le moment compte presque autant.
  • L'activité physique le pousse dans un sens ou dans l'autre. Un effort soutenu le fait baisser; un effort intense et court le fait monter. Et l'effet dure longtemps après l'arrêt.

Tout ce qui s'ajoute à ces trois leviers (médicaments, alcool, maladie, stress, chaleur, hormones, sommeil) est de l'interférence par-dessus. C'est pourquoi deux journées identiques peuvent donner deux chiffres différents, sans que ce soit la faute de personne. Faire deux fois la même chose et obtenir des résultats différents est l'une des sources les plus courantes d'autoblâme; c'est aussi tout à fait normal.

L'alimentation : la diète diabétique n'existe pas

Il n'y a pas de liste d'aliments interdits ni d'allée spéciale à l'épicerie, et le gâteau de fête est permis. Ce qui change, c'est que quelqu'un doit maintenant estimer ce qu'il y a dans l'assiette.

Les glucides sont ceux pour lesquels on calcule la dose. Leur effet est rapide et important. Ils se cachent dans les légumes féculents, le lait, les légumineuses, le jus et les sauces, pas seulement dans le pain et le sucre.

Les gras et les protéines arrivent tard. Pizza, poutine, pâtes à la crème, friture. Une étude marquante a montré qu'un souper riche en gras demandait 40 % plus d'insuline qu'un souper faible en gras contenant exactement les mêmes glucides, et ce, de trois à six heures plus tard.

Lire une étiquette canadienne. Dans le tableau de la valeur nutritive, « Glucides » est déjà le total : n'ajoutez jamais la ligne des sucres par-dessus. Soustrayez les fibres en entier, et environ la moitié des polyalcools (sucres-alcools).

Beaucoup plus sur les glucides, les étiquettes, la hausse tardive, les repas entre amis et les fêtes d'enfants dans la section Alimentation.

L'insuline : le moment compte presque autant que la quantité

Elle met du temps à agir. L'insuline injectée doit être absorbée, et les aliments, eux, n'attendent pas. Diabète Canada recommande l'insuline à action rapide dans les 15 minutes du repas; l'injecter de 15 à 20 minutes à l'avance donne un pic nettement plus bas, surtout au déjeuner.

Les nouvelles insulines changent la donne. L'insuline à action ultrarapide est conçue pour être donnée au moment même du repas, et peut l'être jusqu'à 20 minutes après. Il n'y a donc pas de règle universelle : c'est votre insuline qui détermine le moment. Votre propre horaire se discute avec votre équipe de soins en diabète.

À l'attention des hôtes : annoncez une heure de repas réaliste, et prévenez si elle change. C'est l'un des gestes les plus utiles qu'un proche puisse poser dès ce soir.

L'activité physique fait bouger la glycémie dans les deux sens

Un effort soutenu la fait baisser. Jogging, vélo, natation, longue marche. Les muscles retirent le glucose du sang, et l'insuline injectée ne s'arrête pas comme le ferait un pancréas. La baisse survient souvent en moins de 45 minutes. Pour la plupart des gens, la zone de départ est de 7 à 10 mmol/L; sous 5, prenez d'abord de 10 à 20 g de glucose.

Un effort intense et court la fait monter. Sprints, musculation lourde, intervalles, un match. L'adrénaline pousse le foie à libérer du glucose plus vite que les muscles ne l'utilisent. L'hyperglycémie d'avant-match vient généralement de la nervosité et se replace une fois le jeu commencé. C'est la corriger fortement qui cause la chute plus tard.

Comprendre que l'exercice agit dans les deux sens dissipe la plus grande partie de la confusion, et avec elle, une bonne partie de la peur qui empêche de bouger.

Diabète Canada recommande 150 minutes par semaine, réparties sur au moins trois jours, plus des exercices de résistance deux fois par semaine. Ne vous entraînez pas si vos cétones sont à 1,5 ou plus, ni dans les 24 heures suivant une hypoglycémie grave.

La séance se termine. Le risque, non.

Seulement 45 minutes d'activité entraînent de 7 à 11 heures de risque accru d'hypoglycémie par la suite, et la sensibilité à l'insuline reste élevée jusqu'à 24 heures. Voilà pourquoi l'exercice après 16 h devient si souvent un problème à 2 h du matin.

  • Réduire l'insuline basale de nuit d'environ 20 %. C'est la mesure unique la mieux appuyée par les données après une activité en après-midi ou en soirée. Les détails se décident avec votre équipe.
  • Une collation au coucher ne suffit pas à elle seule. Elle aide pendant environ huit heures; c'est l'ajustement de la basale qui couvre le reste.
  • Ou, tout simplement, s'entraîner plus tôt. Quarante-cinq minutes le midi n'entraînent pas le même risque la nuit, ce qui est rassurant pour le sport scolaire.

La glycémie de départ, la réduction de l'insuline, les glucides pendant l'effort, la nervosité de compétition, l'équipement et ce que les entraîneurs doivent savoir sont traités dans la section Activité physique.

Sources
  • Wolpert et al., Diabetes Care 2013
  • Diabète Canada
  • Diabète Québec
  • Agence canadienne d'inspection des aliments
  • ISPAD 2022
  • Riddell et al., Lancet Diabetes & Endocrinology 2017

Dernière révision : 24 septembre 2026

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