En cas d'urgenceUne personne vivant avec le type 1 qui est confuse, très somnolente, incapable d'avaler ou inconsciente : composez le 911.HypoglycémieAcidocétoseJours de maladie

Complications

Les troubles alimentaires, et ce que l'entourage peut dire

Comment la peur des complications peut mener à réduire l'insuline, et les mots qui aident ou blessent quand on soutient un proche vivant avec le diabète.

L'information sur les complications se veut utile, mais mal transmise, elle peut causer ses propres torts. Cette page aborde un risque que peut créer le discours sur les complications, puis les mots qui aident, ou qui blessent, quand on soutient une personne vivant avec le diabète de type 1.

Le risque que peut créer le discours sur les complications

Environ le quart des personnes vivant avec un diabète traité à l'insuline obtiennent un résultat positif au dépistage des troubles alimentaires, et environ une sur cinq rapporte sauter ou réduire des doses d'insuline, souvent pour influencer son poids. Ce sont des résultats de questionnaires de dépistage et non des diagnostics, mais ils montrent à quel point le problème est courant.

C'est une conséquence prévisible d'une maladie où le médicament qui vous garde en vie influence aussi votre poids, et où l'on parle des chiffres comme s'il s'agissait de notes scolaires.

Réduire l'insuline est plus souvent associé à des atteintes des yeux et des reins que les autres comportements de contrôle du poids, et cela augmente le risque d'acidocétose diabétique (ACD).

Pourquoi en parler dans une section sur les complications? Parce que dire à quelqu'un qu'une glycémie élevée abîme ses yeux, alors que l'insuline est aussi ce qui fait prendre du poids, installe exactement le raisonnement qui mène à restreindre l'insuline. Parler des complications en ignorant ce risque n'est pas neutre.

Pour l'entourage : les phrases qui blessent, et quoi dire à la place

Les phrases ci-dessous viennent de listes publiées de formulations à éviter, pas de l'opinion de quelqu'un. Si vous en reconnaissez une que vous avez déjà dite, vous êtes loin d'être la seule personne : ce n'est pas un reproche, simplement un point de départ.

Dans des sondages internationaux, 96 % des personnes vivant avec le diabète jugent inacceptable le mot « souffrant », et 83 % rejettent les mots « bon » et « mauvais » appliqués à la glycémie.

Bon à savoir

Personne ne l'a causé. Le diabète de type 1 est une maladie auto-immune. Il n'est causé ni par l'alimentation, ni par la façon d'élever un enfant, ni par le sucre.

Le jugement pousse à cacher. Les gens sous-déclarent les lectures pour lesquelles ils s'attendent à être jugés, et des chiffres cachés posent un problème de sécurité. Une réaction calme et neutre devant un chiffre l'aide à rester visible.

L'aide souhaitée est généralement discrète. Apprendre à donner le glucagon, connaître les règles des jours de maladie, conduire la personne à ses rendez-vous, ne pas faire de scène au souper.

Sources
  • Eating Behaviors 2024 (revue systématique et méta-analyse)
  • dStigmatize
  • ADA 2017
  • Diabète Canada, Language Matters
  • Diabetes Australia

Dernière révision : 24 septembre 2026

De l'éducation, pas un avis médical. Chaque dose, ratio et cible se décide avec votre équipe de soins en diabète.