Détresse liée au diabète, épuisement et troubles alimentaires
Le poids émotionnel du type 1 est courant, normal et traitable. À quoi ressemblent la détresse et l'épuisement, et un risque à nommer avec délicatesse.
Certaines des parties les plus difficiles du diabète de type 1 n'ont rien à voir avec la glycémie. Cette page parle du poids émotionnel de la gestion quotidienne : à quel point il est courant, sur quoi il porte surtout, et un risque précis qu'il vaut la peine de nommer. Elle s'adresse aux personnes vivant avec le diabète de type 1 et à celles qui tiennent à elles.
La détresse liée au diabète est courante
- 1 sur 4, et jusqu'à 2 sur 5 adultes vivant avec le diabète de type 1 rapportent une détresse élevée liée au diabète
La détresse liée au diabète, c'est le poids émotionnel d'une gestion quotidienne qui ne lâche jamais. La littérature la décrit comme une réaction attendue au fait de vivre avec le type 1, et non comme un trouble de santé mentale. Si vous la ressentez, ce n'est pas que quelque chose cloche chez vous : vous réagissez normalement à un travail exigeant, sans aucun congé.
Sur quoi elle porte surtout
La source de détresse la plus souvent rapportée, c'est l'inquiétude face à l'avenir et aux complications. La peur est déjà là; personne n'a besoin d'en rajouter. C'est l'une des raisons pour lesquelles des avertissements comme « tu vas devenir aveugle » font plus de mal que de bien (voir les mots qui aident).
L'épuisement est bien réel, lui aussi
L'épuisement lié au diabète, c'est la fatigue et le détachement face à tout ça. La dépression est aussi environ trois fois plus fréquente chez les personnes vivant avec le type 1 que dans la population générale.
Ni l'un ni l'autre n'est un défaut de caractère, ni un verdict sur l'effort. Les deux méritent d'être mentionnés à votre équipe de soins en diabète.
Un risque précis à nommer
On la nomme ici pour que toute personne qui s'y reconnaît sache deux choses : elle est loin d'être seule, et ça se traite.
Le réflexe de restreindre la nourriture part généralement d'une bonne intention. Priver de nourriture pour corriger une hyperglycémie est inefficace et constitue un pas vers les troubles alimentaires. C'est pourquoi les conseils pour les fêtes d'enfants disent : après la fête, ne privez pas l'enfant de nourriture. Plus de détails dans la section Alimentation.
Quoi en faire
Tout cela mérite d'être abordé avec votre équipe de soins en diabète, comme vous le feriez pour un résultat de prise de sang. La détresse et l'épuisement se traitent, et on les passe souvent sous silence.
Si vous vivez avec le diabète de type 1 : vous pouvez le dire simplement à votre prochain rendez-vous. « C'est lourd, en ce moment » suffit pour ouvrir la conversation.
Si vous êtes un proche : abordez le sujet avec délicatesse. Si quelqu'un se reconnaît dans cette page, la prochaine étape est de consulter un clinicien ou une clinicienne. Offrez votre aide pour trouver cette personne plutôt que d'insister pour avoir des détails. Une question comme « Qu'est-ce qui t'aiderait vraiment, là? » en fait plus que des conseils.
Pour les lignes d'écoute, y compris le soutien aux moins de 30 ans, voir où trouver de l'aide.